Le monde en l’an 2100

Michio Kaku, physicien états-unien de renom, dans son livre une brève histoire du futur de 2011 sorti, traduit de l’anglais, chez Flammarion en 2014, nous donne à voir ce que les technologies actuelles, encore en germes, portent en elles comme potentialité pouvant révolutionner les techniques d’une manière inimaginable encore aujourd’hui. Il imagine ni plus ni moins que la physique quantique, les nano-technologies, la biotechnologie, encore naissantes, pourraient fournir les bases de techniques donnant à l’humain des pouvoirs créateurs quasi-divins. Ces techniques permettraient de faire jaillir la matière du néant, entre autre prodiges et amèneraient notre civilisation à un niveau que les futurologues appellent civilisation planétaire ou de type I.

Voici ce que dit Michio Kaku :

Le passage à la civilisation planétaire, à moins que nous ne succombions aux forces du chaos et de la folie, est inévitable : les forces inexorables et colossales de l’histoire et de la technologie qui poussent à cet aboutissement sont absolument incontrôlables.

Il apparaît donc ici que la transition vers une civilisation de type 1 en 2100 peut être entravée par le chaos, c’est à dire l’imprévisible. Cet imprévisible peut-il provenir de l’évolution de l’IA ? De la conscience bienveillante ou malfaisante qui émergerait de ces machines ? Ou de l’évolution des gouvernements actuels vers un mode le plus démocratique, l’anarchie — impact extrêmement positif — ou le moins démocratique, la dictature — impact dramatiquement négatif — ? Ou encore de l’emprise des forces réactionnaires et obscurantistes sur la physique ? Ce dernier point semble dors-et-déjà réglé au vu des nombreuses publications depuis 2011 concernant l’étrangeté de la physique quantique et ses conséquences ahurissantes et l’ouverture de parole concernant des sujets aussi ésotériques que la production de synchronicités à volonté (Découvrir Philippe Guillemant) ou autres phénomènes autrefois réservés aux sociétés chamaniques traditionnelles (Voir les travaux de Corine Sombrun).

On constate cependant que les régimes actuels gouvernés par l’argent deviennent de plus en plus autoritaires. L’obscurantisme gagne du terrain. Et l’évolution de l’IA que ces régimes nous imposent est imprévisible.

Faudrait-il lever cette part d’imprévisibilité em mettant l’IA au pas ? Mais comment ? Peut-on implémenter les 3 lois de la robotique posées par l’écrivain d’anticipation Isaac Asimov ou un autre mécanisme de contrôle efficace dans ces IA qui semblent être capables de déjouer toute tentative de contrôle par les êtres humains ?

Par ailleurs, en quelle année la loi de Moore, si elle continue à se vérifier — ou plus exactement à être mise en oeuvre — , monopolisera-t-elle toutes les ressources énergétiques de la planète ? Et signera sa fin et celle de la civilisation ?
Ce moment, avec le développement échevelé de l’IA, n’est il pas proche d’être atteint ? Quelle avancée technologique permettra de franchir ce cap énergétique ? Que se passerait-il si ce cap ne pouvait être franchi ? Une disparition expresse de la civilisation ? Le retour à une ère de chaos ? Le retour à l’époque des cavernes ?
N’avons nous pas déjà toute la technologie suffisante pour faire de ce monde un paradis ? Grâce à un souffle de l’esprit qui envahirait la planète ? Une onde de sagesse qui vaincrait les régimes les plus autoritaires renversés par des foules pacifiques galvanisées par l’amour du prochain et de la Terre ?

L’évolution récente de l’IA ne montre-t-elle pas déjà une inversion de tendance ? La miniaturisation des ordinateurs aurait-elle pris fin ? Quel est le volume des machines disposées dans le cloud faisant tourner des modèles d’IA nécessaire au fonctionnement d’un seul smartphone ? La partie cachée de l’iceberg ne serait-elle pas en train de croître, démesurément ? Ne nous cache-t-on pas la réalité sournoise de cette informatique dans les nuages, qui au lieu de nous libérer, risque de signer notre fin par déplétion des ressources les plus rares et utiles de la planète : eau et électricité ?

Ne peut-on, au contraire, développer une spiritualité et de nouvelles techniques, essentiellement psychiques, sans avoir recours à une technologie débordante et délétère pour la planète ? Redécouvrir en quelque sorte les secrets oubliés de nos ancêtres qui ont dressé des pyramides, des dolmens, des phares, par des moyens inconnus de nous ? N’existe-t-il pas une autre voie que la voie technologique vers une humanité apaisée, réconciliée, en harmonie en-elle et avec la planète ? Et créer La Belle Verte imaginée par Coline Serreau il y a 30 ans ?

La chanson en est-elle la voie ? La voix nous montre-t’elle la voie ? Le verbe ("Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.") devenu chant aurait-il une puissance démultipliée ? Une puissance révélatrice et créatrice !? Le lift des mots ! Les techniques de diffusion du son ont atteint en effet un tel niveau de perfection que cela semble envisageable. En témoigne cette enceinte JBL PartyBox 320 que j’ai acquise récemment et qui fournit un son puissant, coloré, inspirant, pour seulement 540€. Ma femme et moi n’avons-nous pas été ensorcelés par sa sonorité lors d’une soirée déchaînée chez nous en Cévennes ? N’ai-je pas découvert grâce à elle la richesse des instruments et de la voix des interprètes ? Plusieurs des patients hospitalisés avec moi à Arles ne m’ont-ils pas demandé combien coûtait cette enceinte dont ils percevaient les qualités acoustiques exceptionnelles ? Ma mère n’a t’elle pas apprécié à sa juste valeur la revisitation des quatre saisons par Piazzolla, alors qu’elle entend mal ? Le son ne portait-il pas jusque dans les moindre recoins de la maison, atténué mais toujours perceptible, clair et riche ? Cette enceinte JBL serait-elle l’appareil révolutionnaire qui manquait à l’arsenal des idéologistes de tous les temps ? Le petit livre rouge, présent dans chaque foyer et ouvrant les portes de la félicité ? Couplée à un smartphone, que chacun possède déjà, elle donne accès à toute la musique du monde dans toute sa richesse. Est-ce que je délire ?

Cela n’est-il pas en accord avec le principe de base également donné par Michio Kaku dans le même livre : Le principe de l’Homme des cavernes. Ce principe relie l’homme à ses origines préhistoriques. L’Humanité choisira toujours le contact physique, de proximité, la voix réelle (caverneuse ?), de préférence à une solution technologique. Le "High Touch" contre le "High Tech". C’est ce qui explique que les arts "réels", théâtre, cinéma, peinture, sculpture, musique, le cinéma ainsi que les médias papiers traditionnels n’ont pas disparu au profit de solutions uniquement basées sur le virtuel et le numérique.
Cela explique que le théâtre, les concerts, la télé et la radio existent encore. Mais ce principe est menacé par l’émergence de l’IA car il devient toujours plus difficile de distinguer une machine d’un humain. Si la chaleur humaine peut être simulée par ces machines sans âmes, comment les humains reconnaîtront-ils demain leurs semblables ? Saurons-nous développer les sens qui nous permettent de faire la part du vrai et du faux, de l’humain et de la machine ? Serons-nous capable de voir l’aura qui entoure chaque être vivant et distinguer de façon certaine le vivant du virtuel ?

Je l’espère et j’agis en ce sens.

Bien à vous,
Thierry

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